Le Club Quad Nature Portneuf Inc.

 

 

Mémoire présenté par

Le Club Quad Nature Portneuf Inc.

Concernant la consultation publique sur les véhicules hors route
16 juin 2005

________________________________________________________________________

Table des matières

Introduction                                                                                                               1

Le Club Quad Nature Portneuf Inc.                                                                              2

Organisation de la pratique du Quad au Québec                                                           3

Les statistiques                                                                                                        5

Le marché québécois                                                                                                5

La situation souhaitée                                                                                                6

Proposition pour le développement du quad dans le respect des droits des individus       7

La cohabitation                                                                                                         9

Les partenaires                                                                                                       10

Conclusion                                                                                                                                                  10

________________________________________________________________________

Introduction

Le présent document est une réflexion sur les moyens qui permettraient le développement d’un réseau structuré de sentiers permanents et durables pour l’activité du quad sur le territoire du Québec. L’établissement de ce réseau de sentiers assurerait une convergence de la circulation des quads vers les sentiers fédérés de la FQCQ qui sillonnent présentement les propriétés privées ou publiques, et ce, parfois sans avoir obtenu toutes les permissions requises et sans les contrôles requis. Le but visé par l’implantation d’un réseau de sentiers permanents et durables, sous la supervision des Clubs quads, éviterait les désagréments de la circulation non contrôlée et non coordonnée des quads.

Il ne faut pas sous-estimer que la pratique de cette activité de loisir pourrait devenir un levier touristique et économique très important, voire essentiel pour plusieurs régions du Québec.

Le gouvernement pourrait par la modification de certaines lois, après consultation de l’ensemble des clubs quad du Québec et de la FQCQ, rendre cette activité sécuritaire, accessible et respectueuse de l’environnement et des propriétés privées et publiques ainsi qu’être économiquement très rentable pour les régions. L’activité du quad s’est grandement modifiée aux cours des 10 dernières années au Québec. Les études et les statistiques démontrent que l’activité du quad est devenue une activité familiale économique et sécuritaire. Le quad n’est plus qu’une activité pratiquée que par des jeunes et des groupes isolés qui n’ont pas de conscience sociale ou de respect pour l’environnement.

Le Club Quad Nature Portneuf croit fermement que l’avenir du quad au Québec passe par l’établissement d’un réseau de sentiers permanents doté d’une signalisation adéquate et d’une surveillance étroite permettant aux quadistes de circuler de façon sécuritaire, et ce, sans importuner les propriétaires riverains aux sentiers.

Le Club Quad Nature Portneuf estime que le gouvernement devrait non seulement permettre une circulation plus large des quads sur le territoire québécois, mais aussi inciter fortement les autorités des municipalités à intervenir dans ce domaine, et ce, en leur permettant d’encadrer la circulation des quads sur leur territoire et en permettant l’établissement d’au moins un sentier qui traverse leur territoire municipal pour rejoindre le sentier provenant de la municipalité voisine.

Le gouvernement pourrait facilement élargir la libre circulation des quads sur les routes et chemins municipaux dont la vitesse maximale est de 70 km/h ou moins, et ce, afin de favoriser ainsi le raccordement entre deux sentiers.

Le gouvernement devrait aussi régler de façon définitive le dossier du transport d’un passager sur un quad en encadrant l’équipement utilisé et les normes de fixations au véhicule. Ainsi, le gouvernement pourrait assurer la sécurité des utilisateurs de quad doté d’un siège ajouté. Le bon contrôle exercé par les clubs de quad sur la construction des sentiers font que les configurations et les inclinaisons des pentes permettent la circulation sécuritaire d’un quad transportant un passager. De plus, lorsqu’il serait impossible de construire une section de sentier dotée d’une inclinaison de pente sécuritaire, alors les clubs quads devraient installer une signalisation interdisant le transport de passager pour ce passage de sentier, et ce, pour les quads dont les fabricants recommandent l’usage pour une seule personne.

Le Club Quad Nature Portneuf

Le Club Quad Nature Portneuf a vu le jour en 1998, alors qu’un groupe d’amateurs de quad de la région de St-Raymond de Portneuf a décidé de se regrouper et de fonder un club d’adeptes de cette activité.  Le but de ce club a toujours été et demeure encore aujourd’hui de promouvoir le développant du quad en construisant des sentiers fédérés de type quatre saisons, sécuritaire sur son territoire, et ce, en harmonie avec les propriétaires terriens, les municipalités et les différentes autorités gouvernementales afin de réunir les adeptes de quad en leurs offrants des activités sociales de divertissements.

 

Les objectifs du Club Quad Nature Portneuf sont de :

·         Promouvoir l’activité du quad dans le comté de Portneuf;

·         Organiser et animer un club pour les membres;

·         Voir à l’application de la Loi sur les véhicules hors route par la présence en sentier d’agents de surveillance assermentés;

·         Maintenir des règles respectueuses envers les membres;

·         Assurer la sécurité, le respect de la propriété et de l’environnement;

·         Développer avec les différents partenaires une relation de confiance et de respect;

·         Ouvrir et de fermer les sentiers lorsque nécessaire.

 

Les premières années de fonctionnement ont permis au Club Quad Nature Portneuf de développer des sentiers dans trois secteurs sur son territoire. Dans deux secteurs, les sentiers sont développés sur des terres gouvernementales, soit dans une Zec et dans la Réserve de Portneuf. Dans le troisième secteur, le sentier sillonne des propriétés privées et des routes municipales entre la ville de St-Raymond de Portneuf et la Ville de Portneuf. Ces quelques années d’expérience ont permis de constater que les municipalités sont mal informées des droits de gestion qui leur appartiennent et qu’ils n’ont malheureusement pas toujours une très grande collaboration de la part des représentants du ministère des Transports du Québec (MTQ), et ce, concernant les dossiers en regard des quads sur notre territoire. Depuis, certaines municipalités, qui ont permis au Club Quad Nature Portneuf d’établir un sentier permanent, ont noté depuis ce temps que les quads utilisent d’avantage le sentier, ce qui amène la convergence de la circulation dans un sentier fédéré et élimine grandement les inconvénients de la circulation aléatoire des quads lors de l’absence de sentiers.

Le Club Quad Nature de Portneuf a adhéré à la Fédération Québécoise des Clubs Quad (FQCQ), et ce, afin de permettre à ses membres de profiter d’autres sentiers accessibles sur le territoire du Québec et aussi de permettre aux autres quadistes de la province de pouvoir profiter de nos sentiers. La venue de quadistes provenant d’ailleurs en province dans notre région génère un apport économique très intéressant et non négligeable. Pour permettre les raccordements entre ces clubs, le gouvernement doit assouplir les règlements actuellement en vigueurs et convaincre les municipalités et les représentants du MTQ à collaborer avec les différents clubs quads et à contribuer activement au développement de réseaux de sentiers permanents et durables au Québec.

Organisation de la pratique du Quad au Québec

Le Québec dispose d’une structure et d’un cadre de fonctionnement unique avec 140 clubs et près de 51 000 membres fédérés au sein de la FQCQ. Il est estimé qu’il y a 300 000 véhicules en circulation au Québec, dont près de 278 576 sont enregistrés auprès de la S.A.A.Q. Le quad se pratique aussi bien en hiver (sur des sentiers entretenus par les clubs) que durant le reste de l’année. La pratique du Quad au Québec est très différente du reste du Canada et même dans le monde entier. Les utilisateurs de Quad au Québec se divisent en trois grandes catégories :

1-       Une première catégorie regroupe les utilisateurs de quad qui les utilisent pour travailler. Les agriculteurs, les entrepreneurs, les travailleurs forestiers professionnels et beaucoup d’autres professions qui les utilisent pour faire différents travaux sur leur propriété ou simplement pour ouvrir leur entrée privée de cours en hiver.

2-       Une seconde catégorie comprend les individus qui utilisent leurs quads pour les loisirs, les randonnées en forêt ou en sentier, soit en groupe ou en famille. C’est la très grande majorité des utilisateurs.

3-       Une troisième catégorie inclue les chasseurs, les pêcheurs et les propriétaires de chalets qui les utilisent pour se rendre à leur chalet ou camp de chasse ou de pêche et pour sortir leurs gibiers.

Les quadistes qui utilisent leur quad pour le loisir sont très limités dans leurs choix de sentiers car les endroits où il est permis de circuler sont très restreints. Ceci se traduit incontestablement par des sentiers de fortune construits par tous et chacun sans avoir obtenu les droits requis de passage, et ce, sans aucun respect de l’environnement, sans surveillance et sans sécurité par une circulation non contrôlée. Il ne faut pas oublier que les 278 576 quads immatriculés aujourd’hui au Québec circulent et continuerons à circuler, et ce, que l’on veulent ou pas. Suite à ce constat, il est requis que tous les intervenants doivent ensemble s’assurer de contrôler la circulation en développant un réseau permanent et durable de sentiers de quads.

Pour atteindre cet objectif, il est requis que le gouvernement modifie certaines lois en assouplissant la circulation des quads sur le territoire du Québec. La loi et les règlements sur les véhicules hors route datent du temps des premiers véhicules à trois roues que l’on appelait à l’époque les véhicules hors routes. Depuis ce temps, les véhicules et l’industrie n’ont pas cessé d’évoluer en s’adaptant au mode d’utilisation qu’en font les utilisateurs actuels. Les véhicules construits aujourd’hui sont beaucoup mieux adaptés pour la promenade en sentier et sur le réseau routier qu’à l’époque des véhicules à trois roues. Maintenant, les véhicules ont changé d’appellation et sont appelés maintenant des véhicules tous terrains (VTT). Le nom donné aux véhicules construit aujourd’hui n’a pas changé d’appellation pour le plaisir, c’est qu’ils ont fortement évolués. Ceux-ci sont maintenant construits pour être utilisés sur tous les types de terrains rencontrés, incluant les routes pavées ou non. Seule la loi actuelle qui date de plus de 20 ans ne reflète pas la réalité du marché des quads et de l’utilisation faites des véhicules qui sont maintenant disponibles.

Le résultat constaté est que les quadistes ne peuvent circuler sur les chemins publics à cause des restrictions contenues dans la loi et dans ses règlements. De plus, ces véhicules ne peuvent pas circuler librement sur les terres publiques du Québec, les réserves fauniques et les zec’s à moins d’entente avec les gestionnaires des différents ministères impliqués. Malheureusement, l’expérience des dernières années démontre que la plupart des gestionnaires au gouvernement n’appliquent pas les mêmes règles d’une région à l’autre à travers le Québec. Cette situation crée des iniquités graves. Déjà que les quadistes ne peuvent circuler sur les propriétés privées sans avoir obtenu toutes les autorisations des propriétaires terriens, ce que les représentants des clubs tentent d’obtenir continuellement, et ce, afin de maintenir les précieux droits de passage.

Un autre constat noté est que les conséquences de ces différentes restrictions causes plus d’inconvénients à la population que si l’utilisation et la pratique des quads étaient davantage développées et encadrées dans un réseau permanent et durable de sentiers sous le contrôle des différents clubs et des municipalités car les endroits où des sentiers font l’objet de contrôles, la population locale et les propriétaires terriens nous informent que les gens utilisent effectivement les sentiers et n’en sortent pas.

À l’inverse, les endroits où les quadistes n’ont pas de sentiers fédérés sur leur territoire, alors ceux-ci circulent quand même en construisant sans aucune autorisation et sans moyen financiers des sentiers de fortune, et ce, en empruntant parfois des emprises de routes dangereuses,  des propriétés privées sans permission et en traversant des cours d’eau sans infrastructure pour le permettre, ce qui est extrêmement dommageable pour l’environnement. Ces quadistes circulent alors dans l’illégalité, ce qui génère énormément de mécontentements autant chez les propriétaires terriens que les amateurs de quads qui respectent la loi.

Les propriétaires terriens se plaignent régulièrement à l’effet que leur terrain est utilisé sans permission, que les clôtures sont brisées un peu partout et que les terrains sont endommagés à cause des quadistes.

Comme il n’y a aucun droit de passage accordé et que ces sentiers de fortune ne sont pas contrôlés par les clubs, les propriétaires doivent en assumer les coûts de réparation et il s’ensuit inévitablement une confrontation entre les propriétaires terriens et les utilisateurs de quad. Ces confrontations peuvent parfois finir mal par la commission d’actes criminels.

De plus, le Club Quad Nature Portneuf a constaté que plusieurs clubs ont des difficultés avec beaucoup de gestionnaires de différents ministères du gouvernement lorsqu’il s’agit d’avoir une certaine ouverture de leur part favorisant le développement de l’activité du quad dans plusieurs régions. Les gestionnaires interprètent souvent les lois et les règlements à leur manière, de façon très restrictive en l'absence de politiques favorisant le développement des sentiers par des clubs fédérés. Les lois et les règlements devraient recevoir une interprétation plus large et libérale afin de favoriser l’objet de la loi et non recevoir une interprétation restrictive, parfois personnelle et qui se traduit à l’occasion par des comportements punitifs envers les clubs et les adeptes du quad.

Sur notre territoire, le plus grand problème que le Club Quad Nature Portneuf a rencontré depuis le début de son exploitation est principalement celui avec le MTQ. Les représentants régionaux actuels du MTQ au bureau de Cap-Santé ne sont pas favorables au développement de l’activité du quad et cela se traduit par des refus continuels d’autorisation d’utilisation de portions définies de routes ou de l’utilisation des berges de l’emprise de ces routes ou simplement le refus de traverser certaines routes à la jonction de nos sentiers avec celles-ci. Le Club Quad Nature Portneuf a déjà vécu l’expérience du MTQ lui exigeant d’effectuer un travail d’élagage et de débroussaille de l’emprise d’une route secondaire sur une distance de près de 3 kilomètres afin de permettre l’utilisation de cette dernière sous prétexte que la visibilité ne respectait pas les normes minimales exigées par la loi pour les traverses de route, et ce, telles que définies dans le règlement sur les véhicules hors route. Cette exigence a été effectuée alors que la circulation des automobiles depuis plus de 70 ans ne causaient aucun problème de visibilité sur cette même portion de route. Parce que le Club Quad Nature Portneuf désirait développer son réseau de sentier par cette route, les travaux ont été  effectués par les bénévoles du Club Quad Nature alors que le MTQ lui-même ne l’avait jamais fait lui-même pour les automobiles. Une question se pose « Les automobilistes ont-ils une meilleure vue que les quadistes? ».

Lorsqu’on constate l’attitude de certains fonctionnaires, il est clair que la solution passe par une intervention gouvernementale au niveau politique et par un assouplissement des lois et des règlements qui favoriseraient le développement d’un réseau permanent et durable de sentiers sur l’ensemble du territoire du Québec. Chaque municipalité en région devrait avoir le pouvoir de décider de promouvoir l’établissement d’un sentier de quads sur leur territoire. Le MTQ devrait agir uniquement sur les portions du réseau routier qui est sous sa juridiction et il devrait, à notre avis, jouer un rôle d’ambassadeur en facilitant l’établissement d’un réseau permanent et durable de sentiers au lieu d’avoir une attitude restrictive empêchant le développement économique et en maintenant les situations conflictuelles avec les propriétaires terriens et les riverains.

C’est justement ce que la FQCQ et ses clubs affiliés tente de faire depuis plusieurs années. Cependant, le réseau actuel ne répond pas au besoin de la population et aux besoins des quadistes et rien n’est fait de la part des autorités gouvernementales et municipales pour régler la situation. Les règlements actuels sont interprétés de façon aléatoire et de manière très différente d’une région à l’autre du Québec, ce qui fait que certaines régions se développent plus rapidement que d’autres. À titre d’exemple, la région de la ville de la Tuque et la région de Chaudière-Appalaches ont reçu des appuis de leur MRC et des différentes chambres de commerces en plus des gestionnaires du MTQ qui, dans ces régions, ont collaborés activement à l’établissement d’un réseau permanent. Ce partenariat entre les clubs de quads, les municipalités et le MTQ ont apporté dans ces régions des milliers de touristes amateurs de quads.

Les statistiques

Pour consulter les plus récentes statistiques sur le réseau de sentier de quads au Québec, le lecteur est invité à consulter le document de réflexion sur la consultation publique sur les véhicules hors route aux pages 37 à 48.

Le marché québécois

Le nombre de quadistes récréatifs au Québec s’élève à 175 026 personnes et le nombre de quadistes touristes à 118 612 personnes (62% du total de véhicules immatriculés). 38% des véhicules immatriculés ne servent qu’à des fins utilitaires (78 698 personnes).

On estime à 2 288 525 jours/an quad réalisés au Québec dans le cadre d’excursions et à 1 222 840 jours/an quad réalisés au Québec dans le cadre de voyages.

L’été est la saison de pratique du quad la plus populaire (68% des jours quad). Toutefois 59% des jours quad faits par les membres de la FQCQ le sont en hiver. 44% des adeptes du Quad font en moyenne 6,6 voyages de quad/an au Québec; la durée moyenne d’un voyage étant de 4,6 jours. Les quadistes touristes font en moyenne 104 km par jour lors de voyages alors que les excursionnistes n’en font que 62 km par jour lors d'excursions. L’hébergement privilégié par les touristes est l’hôtel-motel.

Les aspects recherchés par les adeptes du Quad sont :

·         Des sentiers bien aménagés le plus possible en forêt;

·         Une signalisation adéquate;

·         Des paysages agréables.

 

Les conditions d'enneigement en hiver et disposant de vastes espaces naturels facilement accessibles par divers réseaux existants la nécessité de compter sur une organisation près du terrain formé de clubs locaux regroupés au sein d'un organisme provincial fort et représentatif Des statistiques sur le nombre de membres, l'immatriculation, les kilomètres de sentiers à parcourir et encore plus.

 

Mise à jour: Décembre 2003

Sources : Données FQCQ et d’immatriculation de la SAAQ

La situation souhaitée

La FQCQ et l’ensemble des clubs affiliés souhaitent établir un réseau permanent de sentiers sur l’ensemble du territoire de la province de Québec. La FQCQ et ses clubs affiliés désirent que le réseau soit établi le plus possible dans la nature en pleine forêt. Cependant, il est essentiel que les véhicules quads soient autorisés à circuler sur certaines routes ou portion de routes pour répondre aux besoins actuels des adeptes de ces loisirs, des riverains et de la population en générale. Le Club Quad Nature Portneuf le sait puisque l’expérience en a été faite au cours des 7 dernières années que l’obtention des droits de passage sur les terrains privés est difficile à obtenir et à maintenir dans les conditions actuelles.

Le Club Quad Nature Portneuf croit que le gouvernement devrait, par des modifications aux différentes lois, devenir par l’entremise de ses différents ministères un intervenant important afin de favoriser le développement d’un réseau permanent et durable de sentiers permettant une couverture de l’ensemble des territoires du Québec. De plus, celui-ci doit aussi intervenir auprès des différents groupes d’utilisateurs des infrastructures gouvernementales comme les utilisateurs des emprises ferroviaires utilisées par les pistes cyclables et les clubs de motoneiges et forcer ces utilisateurs à partager les ressources publiques en aménageant de façon sécuritaire la cohabitation des utilisateurs. Comment expliquer que dans le fin fond d’une forêt localisée à plus de 100 kilomètres des grandes villes que des infrastructures permanentes uniquement réservées aux cyclistes et payées au frais des contribuables soient utilisées seulement par quelques adeptes de ce sport et avec, en surplus, un droit d’utilisation exclusive (Exemple : entre Rivière à Pierre et St-Raymond et entre St-Alban et St-Ubalde).

Tous ces endroits pourraient facilement devenir des infrastructures à vocations multiples et à usage sécuritaire pour tous. Le Club Quad Nature Portneuf est convaincu que cette situation se retrouve dans toutes les régions du Québec. Serait-il possible d’aménager ces infrastructures à vocations multiples afin de permettre la circulation de plus d’un type d’utilisateurs, et ce, en aménageant ces endroits de façon sécuritaire? L’utilisation de ces espaces par plus d’un groupe minimiserait les coûts d’entretien des ces infrastructures. Comment est-il possible que dans certaines municipalités ou sur certaines routes du Québec que des clubs de motoneiges puissent avoir des droits de passage ou des droits d’accès et que les clubs quads ne peuvent avoir les mêmes privilèges? Le Club Quad Nature Portneuf croit que dans certaines situations, afin de diminuer les bruits et les inconvénients pour les résidants, ils seraient préférables à proximité des centres villes que les sentiers y soient à vocations multiples. L’impact pour les utilisateurs serait peu important car la vitesse y est déjà réduite.

Le gouvernement devrait moderniser et assouplir la loi sur les véhicules hors route et inviter les différents intervenants dans les ministères concernés à en faire une interprétation large et libérale comme toute loi d’ordre publique doit recevoir, et ce, afin de concrétiser les objectifs de la loi. Le gouvernement devrait exiger des ministères concernés et en particulier le MTQ à jouer un rôle de premier plan et d’ambassadeur dans le développement d’un réseau permanent et durable de sentiers. En outre, le MTQ devrait aussi assumer le leadership souhaité afin de favoriser le développement d’un réseau durable de sentiers, et ce, auprès des autres ministères et des municipalités. Un réseau trans-Québec est - ouest et nord - sud  verrait le jour rapidement et c’est toute la population qui en bénéficierait. Le nombre de sentiers improvisés diminuerait partout sur le territoire et la circulation des quads sans aucun contrôle aurait diminué d’autant.

Les passages dangereux seraient aussi diminués; favorisant ainsi la cohabitation avec les autres utilisateurs du réseau routier, les propriétaires terriens seraient plus enclins à autoriser un droit de passage sachant que le sentier ne changera pas d’endroit à tous les ans, et ce, à cause de pertes de droits de passage en sachant que les utilisateurs de quad emprunteront ce sentier et ne circuleraient pas n’importe où sur leur propriété.

Les propositions pour le développement du quad dans le respect des droits des individus

Afin de permettre l’atteinte de ces objectifs, le gouvernement, en plus de jouer un rôle d’ambassadeur avec ses différents ministères, doit développer et mettre en place des avantages fiscaux pour inciter les propriétaires terriens à permettre l’implantation d’un sentier permanent et durable sur sa propriété. Celui-ci devrait aussi encourager les municipalités à développer l’établissement de sentiers sur leur territoire, et ce, afin de générer un impact économique important.

Compte tenu des éléments d’informations déjà énumérés et comme prémisse à la formulation de propositions, le Club Quad Nature Portneuf constate que :

·         le quad circulant sur une chemin public n’est pas plus dangereux qu’une cycliste à vélo;

·         le quad sur un chemin public n’est sûrement pas plus dangereux qu’un tracteur de ferme;

·         le quad sur un chemin public n’est sûrement pas plus dangereux que les cyclomoteurs, qui sont souvent conduits par des jeunes de moins de 16 ans sans expérience de conduite;

·         le quad sur un chemin public n’est sûrement pas plus dangereux qu’une moto semi-trail et semi-route;

·         le quad sur un chemin public n’est sûrement pas plus dangereux qu’un véhicule de fabrication artisanal style «DUNE BOGEY ».

Le Club Quad Nature Portneuf propose que :

1.      Le gouvernement établisse un crédit d’impôt pour chaque mètre ou kilomètre de terrain utilisé par un club quad fédéré, et ce, pour l’établissement d’un sentier permanent comme s’il s’agissait d’un don de charité à un organisme sans but lucratif qui se traduirait par une déduction d’impôt pour les propriétaires terriens.

2.     Le gouvernement consente un allégement fiscal aux municipalités qui favoriserait le développement d’un réseau de sentiers permanents pour les véhicules hors route et qui aménagerait des débarcadères avec stationnement facilitant les adeptes de quad à se rendre à ces endroits afin d’accéder au sentier fédéré.

3.      Le gouvernement oblige les utilisateurs des infrastructures gouvernementales par une réglementation simple et efficace à cohabiter ensemble, et ce, lorsque possible dans certaines situations ou nécessaire dans d’autres.

4.      Le gouvernement modifie la loi sur les véhicules hors routes en permettant la libre circulation sur les routes ou portions de routes dont la vitesse maximale est de 70 km/h ou moins, où sur les berges des emprises ou sur les emprises des chemins publics, uniquement lorsque cela permet l'établissement d'un sentier permanent sous la gestion d'un club affilié à la FQCQ, et ce, après entente avec les autorités concernées. Le Club Quad Nature Portneuf rappelle que la Loi sur les véhicules hors route a été écrite au cours des années 1970. À cette époque, les véhicules hors route étaient des trois roues. Ces véhicules étaient très dangereux au niveau de la stabilité et le gouvernement est intervenu pour interdire leur vente depuis ce temps. Mais aujourd'hui, en 2005, le marché a évolué et la loi n'a pas suivi celui-ci. Les véhicules d’aujourd’hui sont beaucoup mieux construits et adaptés pour une conduite sécuritaire sur la route et hors route. Ce n'est pas pour rien qu’on les nommes maintenant comme étant des véhicules tout terrain (VTT). Les véhicules sont maintenant équipés de très bonnes suspensions à réglages multiples, de système de freinage très efficace, de phares à l’avant, de feux de position et d’une lumière arrière de témoin de freinage.

5.      Le gouvernement règle de façon permanente et urgente le dossier du transport d’un passager sur un quad. La présente loi interdit le transport de plus d'une personne sur un quad puisque les constructeurs ont une notification à cet effet d’apposer sur le véhicule. Cependant le gouvernement a le pouvoir de légiférer concernant cette indication en réglementant l'installation d'un équipement sécuritaire. Le gouvernement l’a déjà fait dans le passé en adoptant dans son règlement actuel sur les véhicules hors route la permission pour une personne de moins de 16 ans de conduire seul un véhicule hors route avec l'attestation émise par la fédération après avoir suivi un cours certifié par la FQCQ, et ce, même si les fabricants de véhicules tout terrain indiquent clairement par une notification apposée sur le véhicule que l'âge minimum pour conduire est de 16 ans. Il est donc possible pour le gouvernement d’utiliser une procédure identique pour le dossier du passager.

6.     Le gouvernement établisse des règles strictes entourant la fabrication, l’installation et l’utilisation de l’équipement permettant le transport d’un passager. Il ne faut pas oublier que plus de 80% des utilisateurs de quad 4X4 sont équipés d’un banc passager et plus de 50% des randonneurs se promènent à deux sur le quad. C’est une réalité que le gouvernement ne peut négliger. Le quad est devenu une activité familiale importante et le transport d’un passager dans des conditions de sentier fédéré n’est nullement plus dangereux quand le conducteur utilise son véhicule de façon sécuritaire. Selon le Club Quad Nature Portneuf, les statistiques démontrent clairement, qu’en situation de sentier, le danger de l’utilisation d’un quad avec passager est nul voire inexistant. Le développement d’un réseau permanent et durable de sentier avec des normes de construction révisées et une surveillance accrue par les agents de surveillance de sentiers permet le transport sécuritaire d’un passager sur un quad. La conduite d’un quad avec un passager doit faire l’objet d’une attention particulière de son conducteur, car le véhicule réagira différemment avec une charge supplémentaire. Mais n’est-il pas aussi le cas des véhicules genre « Pick-up » ou lorsqu’une automobile tire une remorque avec une charge? Dans ces derniers exemples, les conducteurs doivent adaptés leur conduite et celà est normal.

7.     Le gouvernement renforce la sécurité dans les sentiers en obligeant les différents clubs à installer et à entretenir une signalisation interdisant le transport d’un passager dans certaines portions de sentier si ceux-ci ont des inclinaisons jugés trop prononcées.

8.     Le gouvernement oblige chaque propriétaire d’un quad à faire effectuer une vérification par la FQCQ et ses agents de surveillance de sentier au moins une fois par année. Ceux-ci verraient à émettre une certification de l’installation du matériel sur le véhicule en plus d’obliger le propriétaire à faire effectuer la même vérification lors d’un changement du véhicule ou d’équipement.

9.      Le gouvernement détermine par règlement quel sont les types de véhicule qui peuvent avoir l’équipement permettant le transport d’un passager en plus de réglementer la fabrication du matériel servant au transport du passager, et ce, afin d’éviter les équipements de fabrication artisanale.

10.   Le gouvernement donne plus de pouvoir aux agents de surveillance de sentiers dans l’application de la Loi sur les véhicules hors route, et ce, lors des vérifications effectuées dans les sentiers et dans les inconvénients associés aux véhicules hors route. (Exemples : La vitesse excessive, le bruit et la circulation hors sentier).

11.   Le gouvernement fournisse les différentes ressources matérielles et financières aux différents corps policiers pour effectuer eux aussi ces contrôles, et ce, en collaboration avec les différents clubs fédérés.

12.   Le gouvernement autorise et fournit les équipements spécialisés (radars et décibels-mètre) et la formation requise (incluant la certification dans le calibrage et dans l’utilisation des appareils) aux agents de surveillance de sentiers, et ce, afin de permettre à ceux-ci d’émettre des constats d’infractions aux fautifs.

13.   Le gouvernement favorise l’action des agents de surveillance de sentiers, afin de leur garantir une allocation équivalente à leur rémunération habituelle lorsque ceux-ci sont appelés à témoigner en cours dans le cadre de leur fonction d’agent de surveillance de sentiers. Le contrôle des sentiers de façon efficace garantira une meilleure cohabitation et un meilleur climat entre les amateurs de quads et la population en générale.

La cohabitation

Le développement d’un réseau structuré a des avantages énormes pour l’ensemble de la population. L’effet de restreindre la circulation aux sentiers fédérés évitera que des sentiers parallèles de fortune se construisent un peu partout sur le territoire. Les propriétaires terriens seront plus enclins à donner des droits de passages en ayant des avantages fiscaux et aussi de voir les quadistes utilisés un seul sentier pour circuler sur leurs terrains. De plus, cette mesure fera en sorte que les sentiers demeureront à la même place longtemps, et ce, sans obliger les clubs à faire de nouveau sentiers à tous les ans.

Comme la circulation sera concentrée dans les sentiers fédérés avec une signalisation adéquate, les agents de surveillance de sentiers pourront assurer aux riverains une certaine quiétude par le contrôle exercé. De plus, l’établissement d’un réseau permanent éliminera les situations dangereuses que l’on rencontre partout sur le réseau routier quand les adeptes de quad qui n’ont pas un sentier fédéré à proximité de leur résidence, empruntent alors le réseau routier à n’importe quel endroit, ou bien circulent sur l’emprise de certaines routes ou autoroutes sans aucune signalisation. Des quadistes ont même été aperçus empruntés les viaducs des autoroutes en sens inverse de la circulation. Cette situation pourrait et devrait être évitée par la mise en place d’un réseau permanent et durable d’un sentier fédéré qui se rendrait dans la majorité des municipalités du Québec. L’établissement d’un réseau de sentier permanent et durable a des avantages certains pour l’environnement. Les utilisateurs de quad actuellement circule un peu n’importe où en créant des sentiers de fortune sans aucun moyen ce qui occasionne qu’à plusieurs endroits, il n y a aucun pont afin d’éviter que les quads circulent dans les plans d’eau. Un réseau structuré par les Clubs quads fédéré élimine ces situations problématiques en plus d’assurer que le sentier ne passe pas dans des endroits néfastes pour l’environnement.

La cohabitation avec d’autres groupes d’utilisateurs de certaines infrastructures devrait aussi être envisagée. Comme mentionné auparavant dans ce document, à plusieurs endroits loin des centres villes, le gouvernement a investit des millions de dollars pour faire des infrastructures pour permettre l’implantation de pistes cyclables qui ne sont que très peu utilisées. Le Club Quad Nature Portneuf croit qu’il serait possible d’aménager ces infrastructures publiques afin de favoriser la cohabitation des adeptes de différentes activités. À plusieurs endroits, le long de ces aménagements, il serait possible de permettre la circulation en parallèle avec ce qui est déjà en place, et ce, sans danger pour les utilisateurs. Seules les infrastructures des ponts et les traverses de route demanderaient des utilisations conjointes.

Cependant, les adeptes et les dirigeants de ces groupes, souvent soutenus et appuyer par différents ministères, les MRC et les municipalités refusent toutes les possibilités d’aménagement et de cohabitation. À nouveau, il faut mentionner que cette situation favorise l’établissement d’un réseau de sentiers de fortune fait sans aucun contrôles, et ce, en réaction aux refus répétés des autorités. Bien entendu, il devrait y avoir une obligation de surveillance et la mise en place d’une signalisation adéquate.

Les partenaires

Le gouvernement du Québec, de par son Assemblée nationale, en adoptant des modifications aux différentes lois impliquées favoriserait l’établissement d’un réseau permanent et durable de sentiers.

Les différents ministères du gouvernement du Québec qui se doivent d’avoir une ouverture plus large sur l’interprétation des différentes lois, et ce, afin d’établir un réseau de sentier trans-Québec.

Le MTQ qui se doit de prendre un virage à 180 degrés concernant son ouverture d’esprit et son attitude globale face au développement du quad au Québec. Les gestionnaires responsables doivent devenir des ambassadeurs auprès des municipalités et des propriétaires terriens afin d’implanter le réseau permanent de sentiers et diminuer les situations dangereuses visibles  partout sur le réseau routier, et ce, par l’établissement d’un réseau parallèle de sentiers de fortune sans aucun contrôle, sans respect de l’environnement et surtout sans droits de passage.

Les autres utilisateurs des infrastructures gouvernementales, municipales et régionales. L’attitude de certains groupes d’utilisateurs fait parfois penser à du racisme et de l’intolérance entre les différents groupes utilisateurs. Les groupes utilisateurs déjà en place ne veulent pas favoriser la venue de nouveaux groupes de peur de perdre le monopole d’utilisation des infrastructures pourtant publiques.

Les fédérations des différents groupes utilisateurs sont aussi des partenaires importants afin de s’assurer que les développements régionaux sont conformes. Les fédérations sont aussi importantes pour le maintien de l’uniformité à l’intérieur des différentes associations. Celles-ci ont aussi la responsabilité de s’assurer du maintien de relations harmonieuses entre les différents clubs de l’association.

Les Clubs de quads qui voient au développement des sentiers sur leur territoire respectif et qui assurent aussi la surveillance et l’entretien des sentiers.

Conclusion

Le Club Quad Nature Portneuf est en accord avec le présent projet de réforme, et ce, pour différentes raisons. L'expérience des dernières années a démontré plusieurs situations non uniformes dans les décisions, et ce, d’une région à l’autre sur l’ensemble du territoire du Québec. De plus, l’établissement d’un réseau permanent et durable de sentiers est essentiel pour assurer une cohabitation acceptable et harmonieuse pour tout le monde. Également, la seule façon de bien contrôler l’utilisation des véhicules hors route au Québec est l’établissement d’un réseau permanent qui va favoriser le contrôle de la circulation de ce type de véhicule. Le Club Quad Nature Portneuf est aussi en accord avec la présente réforme car le développement économique qui découlera de l’établissement de ce réseau de sentier sera important pour toutes les régions du Québec. En contrôlant l’établissement du réseau, le respect de l’environnement sera accrut, et ce, en ne laissant pas les gens circuler n’importe où.

Le Club Quad Nature Portneuf a pris connaissance du texte du document de consultation publique, et a compris que celui-ci s'inscrit dans la même ligne directrice que les propositions effectuées par le Club Quad Nature Portneuf dans son mémoire. De plus, la réforme proposée est bien là pour essayer de faciliter la cohabitation des adeptes de ce loisir et les autres. Par son action, le gouvernement est intervenu afin de prévenir une escalade de procédures juridiques en n’en plus finir.

Le Club Quad Nature Portneuf est en accord avec la réforme projetée si celle-ci incorpore des dispositions substantielles allégeant les restrictions de circulation aux quads. À titre d'exemple, la réforme de la loi sur les véhicules hors route devra intégrer des règles imposant aux intervenants du milieu (le MTQ, le ministère du Tourisme, Revenu Québec et le ministère des Affaires municipales) de s'assurer que leurs actions et procédures seront dans l’optique du développement d’un réseau permanent et durable de sentiers.

Ces règles ne se retrouvent pas dans le texte actuel. Tout indique que le gouvernement devra revoir les présentes Lois pour répondre aux exigences spécifiques du marché québécois.

Dans l’ensemble, comme indiqué dans ce mémoire, le Club Quad Nature Portneuf croit que sans l’engagement du gouvernement actuel à légiférer pour modifier les Lois et les règlements en place, le développement du quad au Québec dans le respect de l’ensemble des citoyens est très difficilement réalisable.

Certains éléments proposés nécessitent un changement drastique de philosophie au MTQ et de façon de faire par ses représentants.

Si la réforme proposée cherche surtout à régler les problèmes de cohabitation entre les amateurs de ces sports et les riverains et de s’assurer la création d’un réseau permanent de sentiers, il est possible, voire souhaitable de cibler spécifiquement les questions des avantages fiscaux pour les propriétaires terriens.

Pour le citoyen, le monde ordinaire, la confusion, qui émerge du jugement du petit train du Nord, a créé une phobie et une mauvaise perception de l’activité qu’est la nôtre. La réforme proposée est pour le bien de tous, et ce, afin de régler les problèmes actuels et futurs.

En raison de la volonté de tous de permettre l’épanouissement des adeptes du quad sans créer de préjudices à la population quant à la mise en place de cette réforme, Le Club Quad Nature juge ce projet de réforme acceptable et souhaitable.

 

 

 

 

 

 

Document préparé par :

 

Louis Proulx

Directeur et Chef Patrouilleur

Club Quad Nature Portneuf